Rapport social unique 2022

Mon intervention en conseil municipal du jeudi 7 décembre :

Des observations et des questions sur les risques psycho sociaux, focus important à faire en cette période compliquée nationalement depuis quelques années, et localement avec des nombreux départs, arrêts maladies et vacances de postes.

Vous nous reprochez souvent de manière manipulatoire, de mettre en cause le travail des agents alors qu’on critique la commande politique et on déplore justement leurs conditions de travail et le sous-effectif. Pour tout vous dire, on est inquiet et les éléments présentés dans ce rapport prouvent qu’on peut l’être :

  • Le document d’évaluation des risques date de 2020, or, ce document doit être mis à jour au moins de manière annuelle ; lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail ; lorsqu’une information supplémentaire intéressant l’évaluation d’un risque est portée à la connaissance de l’employeur.
  • Le plan évaluation des risques est en cours… mais l’était déjà l’année dernière…
  • La collectivité ne s’est pas engagée dans d’autres démarches de prévention.
  • Aucun accompagnement par un conseiller en évaluation professionnelle
  • Sur les signalements de 2022 : 0 signalement d’acte de violences physiques, 0 signalement sur harcèlement moral, 0 signalement ‘sur d’harcèlement sexuel, 0 signalement d’agissement sexiste. Si C’est le cas, c’est bien. La loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique a rendu obligatoire la mise en place par les employeurs publics de dispositifs de signalement et de suivi des violences sexistes et sexuelles, de harcèlement moral et de discrimination. Le Centre Aubertine Auclert auquel la commune adhère préconise d’externaliser la cellule de signalement car il est plus simple pour des agents de parler à des tiers et plus sain que des tiers s’en saississent. Qu’en est-il à Fontenay-aux-Roses ? Et en 2023 ?

Enfin, il est important d’élever le niveau de conscience par rapport aux violences sexistes et sexuelles, dénoncer la banalisation et le sexisme. Les propos déplacés n’existent pas… 

Comme en début de conseil, quand vous avez appostrophez M. Brobecker (M. Brobecker c’est mon père et il est décédé) et même si vous êtes maire, et que vous pouvez marier les gens, c’est à leur demande.

Comme en milieu de conseil, quand vous avez dit en m’imitant « je suis une femme », (on pourra diffuser cet épisode…  ), sans parler de votre grande facilité à couper la parole des femmes.

Être Président de l’assemblée ne permet pas tout et prouve qu’une formation des élus semble nécessaire surtout pour protéger les agents.

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