
Je suis intervenue pour saluer à nouveau le dispositif « toutes culottées » mais indiquer aussi que la délibération appelle néanmoins plusieurs questions de fond.
D’abord, sur la nature exacte des ateliers proposés. Ils sont présentés comme des ateliers « sociétaux et médico-éducatifs », le bilan de la précédente campagne indique qu’ils abordaient l’anatomie, la puberté, la contraception, les règles, l’hygiène intime.
Pour 2026, le dispositif est non seulement reconduit mais allongé à 55 minutes, et enrichi de notions telles que le consentement, le respect de soi et d’autrui, et l’accompagnement des changements émotionnels et intimes liés à la puberté.
La question était donc de savoir s’il s’agissait d’une évolution assumée vers un programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, ou d’un dispositif distinct, allégé, et clairement différencié de l’EVARS ? Cette clarification est essentielle pour le respect du cadre réglementaire.
Enfin, il s’agissait de connaître les contenus précis, quels intervenants sont mobilisés, et quel contrôle pédagogique est exercé par l’éducation nationale, qui donne des habilitations aux associations qui interviennent dans les collèges.
Le Président Siffredi a indiqué qu’il ne s’agissait pas de se substituer à l’Education Nationale et que les interventions seront menées par des élèves sages-femmes et des élèves en médecine.