
J’ai indiqué que les situations de violence ou de délinquance impliquant des mineurs existent et doivent être prises au sérieux.
La réponse proposée dans la délibération semble faire peser l’essentiel de la responsabilité sur les familles, et plus précisément sur les parents.
Chacun le sait, les situations de décrochage ou de passage à l’acte sont multifactorielles : contexte social, scolaire, psychologique, territorial.
Le Département est avant tout une collectivité de protection et de solidarité, compétente en matière d’aide sociale à l’enfance, de prévention, d’accompagnement.
Ce texte semble passer d’une logique de soutien à une logique de mise en cause.
La convention mélange accompagnement et sanction, prévention et contrôle.
Cela peut fragiliser la relation de confiance entre les familles et les travailleurs sociaux.
Cela risque de détourner les parents des dispositifs d’aide, par peur d’être signalés ou stigmatisés.
Le partage d’informations, même présenté comme sécurisé, pose des questions :
• Qui décide de ce qui est “pertinent” ?
• À partir de quels faits ?
Nous défendons au contraire une politique fondée sur la prévention spécialisée, le soutien à la parentalité volontaire, la protection de l’enfance, la prévention en santé mentale.
C’est pourquoi nous nous sommes abstenus.