Octobre rose : le ruban ne suffit pas

Chaque année, Octobre rose rappelle l’importance du dépistage du cancer du sein, le cancer le plus fréquent chez les femmes. Cette mobilisation est précieuse, mais elle ne doit pas pour autant masquer une réalité préoccupante : en Île-de-France, la participation au dépistage organisé recule.
Selon Santé publique France, le taux de participation national n’était que de 45,7 % en 2024-2025, en baisse par rapport à 2022-2023, et loin de l’objectif européen de 70 %. L’Île-de-France fait partie des régions où il recule.

Ce recul ne relève pas de la responsabilité des femmes. Il traduit des difficultés d’accès aux soins bien identifiées : déserts médicaux, manque de médecins et de radiologues, délais de rendez-vous trop longs, actions de prévention qui n’atteignent pas toujours les publics les plus éloignés du système de santé. Ces inégalités se cumulent souvent avec une exposition plus forte à la pollution de l’air, que plusieurs études associent à un risque accru de cancer du sein.


Des réponses existent pourtant, à l’image du Mammobile en Seine-Saint-Denis, qui permet aux femmes de faire une mammographie près de chez elles. Ces dispositifs de proximité doivent être généralisés et soutenus durablement, aux côtés des centres de santé et des associations. Ils doivent s’accompagner d’une politique de prévention qui agisse aussi sur les causes environnementales.

La santé des femmes ne peut pas se limiter à un mois de sensibilisation.
Partout et toujours, être écologiste, c’est lutter pour un accès égal aux soins et agir pour un environnement plus vert et plus sain.

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