
D’un côté, des manifestant·es, des lycéen·nes, des jeunes et des moins jeunes, des pancartes, des slogans, des déguisements et de la bonne humeur. Des citoyen·nes mobilisé·es pour défendre leurs droits et réclamer un avenir plus juste.
De l’autre, une minorité venue casser, piller et brûler. Des violences inacceptables qui ne doivent pas occulter les revendications de celles et ceux qui manifestent.
Et ce matin, que retient-on principalement ? Les images des dégradations, qui éclipsent la mobilisation et les messages portés dans la rue.
C’est triste et dangereux. Triste pour celles et ceux dont la parole est invisibilisée. Triste pour cette jeunesse qui risque, une fois encore, d’être amalgamée à une minorité violente et qui fait le terreau de l extrême droite.
Comment expliquer que des manifestant·es aient été confronté·es aux gaz lacrymogènes des midi tandis que certaines dégradations semblaient se dérouler sans intervention immédiate ?
Ne perdons pas de vue l’essentiel : quelles réponses apportons-nous à la jeunesse ?
Des moyens supplémentaires pour les lycées, des classes dans lesquelles les conditions d’apprentissage permettent à chacun·e de travailler et de s’émanciper , des bourses suffisantes pour étudier sans renoncer faute d’argent, des transports accessibles, des logements abordables pour les étudiant·es, un accompagnement réel vers la formation et l’emploi, et la fin de parcours sup qui casse.
Ne laissons pas les violences confisquer ces revendications. Continuons à nous mobiliser, à défendre les droits et à exiger des engagements concrets pour les lycéens et les jeunes.